Consignes de sécurité en entreprise : les comprendre et bien les mettre en place

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Consignes de sécurité en entreprise : les comprendre et bien les mettre en place

Chaque consigne de sécurité a une intention simple : faire en sorte que chaque personne qui entre dans vos locaux, que ce soit un salarié, un visiteur ou un prestataire, en ressorte en aussi bonne santé qu'à son arrivée. Et au-delà des personnes, ces règles protègent aussi votre site : les installations, les équipements, les informations sensibles. L'enjeu n'a rien de théorique : en 2024, l'Assurance Maladie a recensé près de 550 000 accidents du travail avec arrêt et 764 décès, dont plus de 20 % de ces décès sont survenus durant la première année au poste, précisément quand les consignes ne sont pas encore devenues des réflexes. Pourtant, même s'il existe une obligation légale d'affichage de ces consignes, la réalité terrain est bien différente : des panneaux que plus personne ne regarde, des procédures et consignes que les visiteurs et les nouveaux arrivants n'ont pas comprises ni même lues.

Faisons le point sur ce que sont les consignes de sécurité, sur les différents types de consignes que l'on peut rencontrer en entreprise, et surtout sur comment les mettre en place afin qu'elles soient lues et réellement comprises.

Qu'est-ce qu'une consigne de sécurité ?

Une consigne de sécurité est un ensemble d'instructions écrites indiquant la conduite à tenir pour prévenir un risque ou réagir face à une situation dangereuse. Que ce soit un départ de feu, une fuite de gaz ou encore un accident, elle répond à trois questions simples : que faire, comment le faire et qui contacter.

Notez qu'une consigne de sécurité est aussi une obligation légale : en effet, le Code du travail impose à l'employeur de protéger la santé physique et mentale de ses équipes (article L4121-1). De plus, l'article R4227-37 rend la consigne de sécurité incendie obligatoire dans les établissements où sont réunies habituellement plus de 50 personnes, ainsi que dans ceux où sont manipulées des matières inflammables. Cette consigne doit être affichée de manière très apparente : dans chaque local regroupant plus de 5 personnes, et sinon dans chaque local ou dégagement desservant un groupe de locaux.

En résumé : disposer de consignes de sécurité et les afficher n'est en aucun cas une option. Mais encore faut-il qu'elles soient également comprises par tous, nous y reviendrons.

Mais le Code du travail n'est d'ailleurs que le socle : les certifications ISO 45001 (santé-sécurité), ISO 14001 (environnement) et ISO 27001 (sécurité de l'information) exigent des consignes documentées, communiquées et traçables, y compris auprès des visiteurs et entreprises externes. Le référentiel MASE en fait une condition d'accès des entreprises intervenantes aux sites industriels, et les sites SEVESO ou ICPE se voient imposer des consignes renforcées par arrêté préfectoral. Dans tous ces cadres, prouver qui a reçu et compris quelle consigne devient un enjeu d'audit autant que de prévention.

Quels sont les différents types de consignes de sécurité en entreprise ?

Les préventeurs distinguent classiquement les consignes générales, valables pour tous et partout sur le site, les consignes spécifiques, propres à un local, un équipement ou une opération (local de charge, chaufferie, fiche de poste ou mode opératoire de sécurité sur une machine...), et les consignes spéciales, destinées à certaines catégories de personnel comme les équipiers d'intervention. Concrètement, ces consignes couvrent presque partout 5 grandes thématiques :

Les consignes de sécurité incendie

Les consignes de sécurité incendie précisent l'emplacement des extincteurs et leur mode d'emploi, le fonctionnement de l'alarme, les numéros d'urgence à composer (le 18 ou le 112), ainsi que les personnes chargées de guider l'intervention des secours ou encore celles formées à la manipulation du matériel d'extinction du feu.

Elles doivent aussi prévoir l'évacuation des personnes en situation de handicap : qui les accompagne, et où se trouvent les espaces d'attente sécurisés (article R4227-38).

Permettant de faire savoir à chacun qui fait quoi pendant un incendie, elles sont logiquement les plus encadrées par la réglementation.

Les consignes d'évacuation des lieux

Volet à part entière de la consigne incendie, les consignes d'évacuation désignent le point de rassemblement (le lieu où tout le monde doit se réunir, à l'écart du bâtiment), ainsi que les personnes qui encadrent l'évacuation : le guide-file, qui conduit les occupants vers les sorties, et le serre-file, qui vérifie qu'aucune personne ne reste dans une zone. Pour ce faire, les consignes s'appuient sur le plan d'évacuation affiché dans les locaux.

Dans les établissements soumis à la consigne de sécurité incendie, l'article R4227-39 du Code du travail impose des essais et exercices au moins tous les six mois : reconnaître le signal d'alarme, utiliser les moyens de premier secours, exécuter les manœuvres d'évacuation. Les dates de ces exercices et les observations qui en ressortent sont consignées dans un registre tenu à la disposition de l'inspection du travail.

Et c'est justement pendant ces exercices qu'une question revient systématiquement : sait-on précisément qui est présent sur le site à cet instant ? Les salariés, oui, en général. C'est beaucoup plus rarement le cas pour les visiteurs et les prestataires (entreprises externes), surtout quand le registre visiteur est un cahier physique. Un enregistrement fiable des entrées et sorties est une condition essentielle pour compter tout le monde au point de rassemblement. Et c'est là que le digital prend l'avantage sur le papier : la liste des présents est consultable en temps réel depuis un téléphone, quand le cahier, lui, est parfois resté dans le bâtiment que l'on vient d'évacuer.

Les consignes de sécurité relatives au gaz et à l'électricité

Ce type de consignes précisent les endroits où se trouvent les vannes de coupure de gaz ou encore les tableaux électriques, les personnes habilitées à intervenir sur les installations, ainsi que la conduite à tenir en cas de fuite ou d'incident : couper l'alimentation, aérer, ne pas provoquer d'étincelles ni actionner d'interrupteurs, prévenir la personne responsable, … On y rappelle aussi une règle simple : seules les personnes habilitées interviennent sur les installations électriques, et toujours hors tension, après consignation, sauf exception strictement encadrée.

Les consignes de premiers secours

Dans un contexte où les premières minutes font la différence, les consignes de premiers secours reprennent 3 réflexes fondamentaux à avoir en cas d'accident, connus sous l'acronyme PAS : protéger, alerter, secourir. Elles indiquent également l'emplacement de la trousse de secours, les noms des sauveteurs secouristes du travail (SST) formés dans l'entreprise, et les numéros d'urgence : le 15 pour le SAMU, le 18 pour les pompiers, le 112 (numéro d'urgence européen) et le 114 par SMS ou visio pour les personnes sourdes ou malentendantes. Chacun doit pouvoir les retrouver en quelques secondes, sans réfléchir.

Les règles de vie sur site

Ce type de consignes est souvent présenté comme une liste d'interdictions. De notre côté, on préfère en faire une liste de bons réflexes à adopter. Respecter les zones de circulation piétonnes, porter les équipements de protection individuelle (EPI) dans les zones qui l'exigent, fumer uniquement dans les espaces prévus, ne pas introduire de matériel non autorisé : ces règles simples protègent tout le monde au quotidien, les personnes comme les installations et les informations sensibles du site. Formulées positivement et expliquées, elles sont bien mieux acceptées que des interdictions sèches placardées au mur.

Les 12 règles d'or de la sécurité au travail

Dans les environnements industriels et sur les chantiers, de nombreuses organisations complètent leurs consignes par les “règles d'or” de la sécurité. Chaque organisation définit les siennes, mais beaucoup de grands groupes en retiennent une douzaine, autour des situations à risque qui concentrent la majorité des accidents graves :

  1. Circulation : piétons et véhicules empruntent des voies séparées et balisées.
  2. Port des EPI (Équipement de Protection Individuelle) : casque, chaussures, gants, lunettes de protection, adaptés à la zone et portés en permanence.
  3. Manipulation d'outils et d'équipements : un outil vérifié, utilisé pour ce pour quoi il est conçu.
  4. Risque de pression : les circuits sous pression sont purgés avant toute intervention.
  5. Opérations de levage : zone balisée, charge contrôlée, personne ne circule sous la charge.
  6. Travaux en hauteur : protections collectives en priorité, harnais lorsque la protection collective est impossible.
  7. Intervention en fouille : les parois sont blindées ou étayées avant de descendre.
  8. Espaces confinés : atmosphère contrôlée et surveillance extérieure avant d'entrer.
  9. Risques d'inflammation : pas de point chaud sans permis de feu dans les zones sensibles.
  10. Interventions sur des systèmes alimentés en énergie : consignation systématique avant intervention.
  11. Engin en mouvement : contact visuel avec le conducteur avant de s'approcher.
  12. Risque chimique : étiquetage lu, protections portées, produits jamais transvasés sans identification.

Chacune de ces règles mérite de figurer dans les consignes propres au site : chaque personne exposée doit les connaître avant de se retrouver dans la situation, qu'elle soit prestataire, salarié de longue date ou intérimaire.

Comment bien mettre en place les consignes de sécurité dans son entreprise ?

Suivre ces 7 étapes permet de mettre en place des consignes de sécurité efficaces dans son entreprise.

Répertorier et évaluer les risques professionnels dans son entreprise

Tous ces risques viennent du terrain. L'évaluation des risques, formalisée dans le document unique (DUERP) et obligatoire dès le premier salarié, identifie les dangers propres à chaque poste, chaque zone et chaque activité. Par exemple, inutile d'afficher une consigne “Risque chimique” dans un cabinet de conseil alors que c'est indispensable dans un atelier.

Définir des consignes de sécurité adaptées

Chaque risque significatif identifié doit posséder sa propre consigne. Une bonne consigne est spécifique : elle parle de vos locaux, de vos équipements ou encore, de vos numéros d'urgence internes. Un modèle de consignes de sécurité peut être utilisé mais adapté aux caractéristiques des locaux. Ce travail gagne à être mené avec le CSE (ou la CSSCT) : les représentants du personnel connaissent le terrain et leur implication renforce l'adhésion aux consignes.

Rédiger des consignes claires et concises

Pensez au contexte dans lequel est lue une consigne de sécurité : elle est souvent lue en quelques secondes, dans un moment de stress. Phrases courtes, un message par consigne, verbes d'action, pictogrammes normalisés (norme ISO 7010). Leur code couleur est un langage universel, compris avant même d'être lu : rouge pour l'interdiction et le matériel incendie, jaune pour le danger, bleu pour l'obligation, vert pour les secours et l'évacuation. Et le blanc/noir en signalétique complémentaire pour l'information.

Un bon test pour vérifier si votre consigne est efficace est de la faire lire à une personne qui découvre vos locaux pour la première fois : si elle comprend immédiatement, du premier coup, c'est gagné.

Les consignes doivent être rédigées en français (article L1321-6 du Code du travail). Si vos sites accueillent des personnes parlant d'autres langues, ajoutez des traductions adaptées : une consigne que l'on ne comprend pas ne protège pas.

Afficher les consignes et les communiquer avant l'arrivée

Afficher les consignes de manière réglementaire (panneaux visibles, plans d'évacuation à chaque étage), c'est la base. Mais pour les personnes extérieures et invitées sur le site comme des visiteurs, des prestataires ou des intérimaires, le meilleur moyen pour leur transmettre les consignes, c'est avant leur arrivée sur site. Leur envoyer les consignes d'entrée en amont, puis les faire lire et valider à l'enregistrement, garantit que personne ne circule dans vos locaux sans les avoir vues.

Pour les entreprises extérieures, cette transmission s'inscrit dans un cadre légal précis : le plan de prévention (articles R4512-6 et suivants du Code du travail) qui formalise les risques liés à la coactivité. Les intérimaires, eux, sont assimilés à des salariés de l'entreprise utilisatrice : affectés à des postes à risques, ils bénéficient d'un accueil sécurité et d'une formation renforcée à la sécurité au poste (article L4154-2). Cas particulier des transporteurs : pour les opérations de chargement et de déchargement, c'est le protocole de sécurité qui s'applique (articles R4515-4 et suivants) et le chauffeur doit en avoir connaissance avant d'intervenir sur site. Enfin, sur les chantiers de bâtiment et de génie civil, c'est la coordination SPS (Sécurité et Protection de la Santé) et son registre de chantier qui prennent le relais.

C'est exactement ce que permet un registre visiteur digitalisé comme Anghello : le visiteur lit et accepte les consignes lors de son enregistrement, en quelques secondes, dans sa langue maternelle. L'accueil visiteur devient ainsi la première barrière de prévention du site, et non une simple formalité. Point souvent négligé : un registre visiteur traite des données personnelles… un outil digital facilite la mise en conformité RGPD et leur confidentialité, là où un cahier posé à l'accueil laisse chaque visiteur lire le nom des précédents. Autre angle mort : la localisation de ces données : privilégier une solution hébergée dans l'Union européenne évite d'exposer votre registre des entrées à des législations extra-européennes comme le Cloud Act américain.

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Former les personnes aux bons gestes de sécurité

Une consigne lue, c'est bien. C'est encore mieux quand le geste a été répété. Exercices d'évacuation semestriels, formation à la manipulation des extincteurs, maintien et actualisation des compétences des SST (MAC SST, tous les 24 mois) : ce sont les pratiques qui transforment les consignes en réflexes. Les encadrants d'évacuation (guide-file et serre-file) doivent être désignés, formés et connus de tous.

Vérifier la bonne compréhension des consignes par les personnes

Dernière étape, souvent oubliée : s'assurer que le message est passé et compris. Pour les équipes, cela passe par les causeries sécurité et les retours d'exercice. Pour les visiteurs et prestataires, par un questionnaire d'induction (ou quiz d'accueil sécurité), c'est-à-dire quelques questions posées après la lecture des consignes pour vérifier leur compréhension avant l'accès au site. Sur les sites industriels, c'est souvent la différence entre une formalité administrative et une vraie barrière de prévention.

Faire vivre les consignes dans le temps

Une consigne n'est jamais figée. Travaux, réaménagement, nouvel équipement, retour d'exercice ou accident : chaque évolution du site doit déclencher sa mise à jour, en cohérence avec celle du DUERP. C'est aussi là que le digital fait la différence : une consigne dématérialisée se met à jour instantanément et est transmise à jour à chaque nouvel arrivant, quand l'affiche papier attend souvent la prochaine impression… dans chacune des langues.

Une consigne affichée n'est pas forcément une consigne comprise

Mettre en place des consignes de sécurité, ce n'est pas juste cocher une case réglementaire : c'est faire en sorte que chaque personne présente sur votre site (y compris celle qui n'y passe qu'une heure) sache quoi faire si quelque chose ne se passe pas comme prévu.

Les entreprises qui réussissent cette démarche ont un point commun : elles traitent leurs visiteurs et entreprises externes de la même manière que leurs salariés. Consignes transmises avant l'arrivée, questionnaire d'induction pour vérifier la compréhension, registre des présents fiable en cas d'évacuation : c'est précisément ce qu'apporte Anghello aux entreprises qui veulent accueillir en toute sécurité, sans complexité.

Questions fréquentes sur les consignes de sécurité

Quelles sont les consignes de sécurité obligatoires en entreprise ?

Cela dépend des risques propres à chaque site, identifiés dans le document unique (DUERP). Tous les établissements doivent au minimum établir des instructions permettant d'assurer l'évacuation rapide des occupants. La consigne de sécurité incendie, elle, est obligatoire au-delà de 50 personnes ou en présence de matières inflammables : son contenu précis et ses règles d'affichage sont détaillés dans notre article dédié aux consignes de sécurité incendie. S'y ajoutent, selon l'activité : consignes relatives au gaz et à l'électricité, consignes de premiers secours, port des EPI, règles de circulation sur site.

Qui rédige les consignes de sécurité dans une entreprise ?

L'employeur est responsable de leur rédaction, au titre de son obligation générale de sécurité (article L4121-1 du Code du travail). En pratique, il s'appuie sur le responsable QHSE/HSE lorsqu'il existe, sur l'évaluation des risques du DUERP, et associe le CSE ou la CSSCT. Les consignes doivent être adaptées aux locaux et aux risques réels de chaque site.

Quand faut-il mettre à jour les consignes de sécurité ?

À chaque évolution des risques : réaménagement des locaux, nouvel équipement, nouveau procédé, changement des personnes désignées (secouristes, guide-file, serre-file), et au minimum lors de chaque mise à jour du DUERP. Les retours d'exercice ou d'incident sont aussi de bons déclencheurs : si une consigne n'a pas été comprise ou appliquée, c'est qu'elle doit être réécrite. Une consigne obsolète, un numéro qui ne répond plus, un plan qui ne correspond plus aux lieux, rassure à tort : mieux vaut la corriger sans attendre.

Dans quelle langue les consignes de sécurité doivent-elles être rédigées ?

En France, obligatoirement en français (article L1321-6 du Code du travail) ; les autres pays appliquent leurs propres règles linguistiques. Des traductions peuvent et doivent, en pratique, être ajoutées lorsque le site accueille des salariés, prestataires ou visiteurs ne maîtrisant pas le français : une consigne que l'on ne comprend pas ne protège pas.

Les visiteurs et prestataires doivent-ils connaître les consignes de sécurité ?

Oui. Toute personne présente sur le site doit savoir comment réagir en cas d'urgence. Pour les entreprises extérieures, un plan de prévention formalise les risques de coactivité (articles R4512-6 et suivants) ; pour les opérations de chargement et déchargement, c'est le protocole de sécurité qui s'applique (articles R4515-4 et suivants). Le meilleur moment pour transmettre les consignes aux visiteurs et prestataires reste avant leur arrivée sur site.

Quelle différence entre les consignes de sécurité et le règlement intérieur ?

Le règlement intérieur, obligatoire à partir de 50 salariés, fixe les règles générales et permanentes en matière de santé, de sécurité et de discipline (article L1321-1). Les consignes de sécurité sont opérationnelles et localisées : elles disent quoi faire, ici, maintenant, en cas de situation dangereuse. Elles peuvent être annexées au règlement intérieur, mais leur place est surtout sur le terrain : affichées, transmises et comprises par toutes les personnes présentes.

Que risque une entreprise sans consignes de sécurité ?

L'absence de consignes obligatoires expose l'employeur à des sanctions prévues par le Code du travail, relevées lors des contrôles de l'inspection du travail. Surtout, en cas d'accident, elle peut caractériser un manquement à l'obligation de sécurité et engager la responsabilité civile et pénale de l'employeur, notamment sur le terrain de la faute inexcusable.

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